L’arrivée de nos Twins Part 1

Je ne vous ai jamais raconté l’arrivée de nos jumelles dans notre monde. J’ai enfin la force et suffisamment de recul pour trouver les bons mots. Ce qui suit est donc le début du récit comptant les dernières heures de ma grossesse jusqu’à l’arrivée de nos jumelles dans notre foyer, en passant par l’accouchement, les services de la réanimation et de la Neonat. Mes états d’âme, mes joies, mes peines.

Après les craintes, les peurs : le bonheur. 

J’ai été hospitalisée dans la nuit du samedi au dimanche 27 Mai, à cause de la rupture de la poche de Charlize. 

(Nos filles avaient chacune leur poche, mais partageait le même placenta, ce qui détermine si se sont de vrais ou faux jumeaux, un placenta = un ovule, sauf que dans mon cas, cet ovule s’est divisé en deux, il s’agissait donc d’une grossesse mono choriale, bi-amniotique.)

Cette soirée du 26 Mai, était très banale, jusqu’à ce que j’aille me coucher. 

Mon mari était parti en soirée, fêter des anniversaires avec notre bande de copains. Je n’ai pas osé lui dire de rester à la maison, mais mon instinct me disait que ce n’était pas le moment de sortir. J’ai fermé les yeux sur ce que je pouvais ressentir en me persuadant que tout ça c’était dans ma tête.

En m’allongeant, j’ai ressenti quelques douleurs, des crampes comme celles des règles dans le bas du dos. Pas très violentes mais suffisamment pour m’empêcher de m’endormir facilement. 

J’ai fini par m’endormir. 

Sur les coups de 1:30 du matin, je me suis réveillée comme d’habitude pour ma première pause pipi de la nuit. (J’étais réglée comme une horloge) J’ai regardé à côté de moi, mon mari n’était pas encore rentrer de sa soirée. 

En m’asseyant sur le rebord du lit, après je ne sais pas combien de tentatives pour réussir à m’assoir… j’ai senti que mon protège slip était mouillé. J’ai donc couru aux toilettes, vérifier l’intérieur de ma culotte.. c’était rouge vif, et mouillé comme de l’eau. 

J’ai tout de suite compris et j’ai soupiré. 

Pas de crise de panique. 

Je suis retournée m’assoir sur le rebord de mon lit, j’ai appelé mon mari en gardant mon sang froid pour ne pas l’inquiéter, surtout qu’il me répondait au volant de sa voiture… il a évidement tout de suite compris qu’il y avait un problème vu que j’appelais en pleine nuit. Je lui ai donc expliquer la situation, il m’a répondu « j’arrive, je suis au niveau de Saint Gilles, je trace ». J’ai à peine eu le temps de lui dire je t’aime qu’il avait déjà raccroché… 

J’ai donc réfléchi, qu’est-ce qu’il me faut?

  • mon dossier médical 
  • Mon chargeur
  • Ma bouteille d’eau

j’ai enfiler mes espadrilles, un soutif, et je suis descendue au Rez de chaussé.

A l’époque nous vivions chez mes beaux parents, (nous revenions des USA, et n’avions pas encore trouver de logement) j’ai donc dû aller les réveiller..

J’ai frappé à leur porte, c’est mon beau père qui a répondu « oui?! » – j’ai raconté en quelques mots ce qui m’arrivais, et j’ai vu ma belle mère sortir de son lit en un éclair pour se retrouver face à moi, me tenant les épaules pour me rassurer, mais je lisais son inquiétude dans son regard, depuis cette nuit là et pendant longtemps, je percevais toujours l’inquiétude et l’inconfort des gens dans leurs yeux. 

Je me suis assise sur une chaise de la salle à manger à attendre l’arrivée de mon mari, ce ne fut pas long, peut être 5 minutes, tellement il avait « tracé » sa route, mais se fut les premières 5 minutes les plus longues de toute ma vie. Je dis les premières, parce qu’il y en a eu un paquet de longs moments d’attente par la suite.. Et pourtant j’avais déjà eu des grosses frayeurs pendant cette grossesse mais là…

J’ai le temps de penser à notre fille aînée, Nora, qui ne va pas me retrouver dans notre lit ce dimanche matin, qui va probablement très vite comprendre qu’il se passe quelque chose d’anormal. J’ai mal au coeur, mais comme pour mon opération à Necker deux mois plus tôt, je DOIS partir. 

Mon mari a franchi la porte d’entrée à vive allure.. Nous sommes parti aussi vite qu’il est arrivé, il m’a installé dans la voiture, direction l’hôpital où j’étais suivie pendant ma grossesse. Cet hôpital n’étant pas un hôpital de type 3, pouvant accueillir les grands prématurés, j’y suis restée que 3 heures. A partir de ce moment là, je n’ai plus jamais entendu parler de ma gynécologue, jamais elle a daigné prendre de mes nouvelles, alors que j’ai appelé plusieurs fois son service pour lui annoncer nos mésaventures les jours qui ont suivi mon début d’hospitalisation.

[très chère docteur Sophie Fromentin, de l’hôpital La Sagesse à Rennes, si vous venez un jour à lire ces quelques lignes, veuillez recevoir mes plus immondes salutations, Bien cordialement.]

Le personnel qui m’a accueilli à La Sagesse s’est très bien occupé de moi, ils m’ont rassurée et ont bien pris le temps de m’expliquer tout comme il faut.

Ils ont organisé mon transfert vers le CHU de Rennes dans le service « Grossesse à Hauts Risques ».

J’ai donc eu le droit à un petit tour en ambulance. Pas très Confo ce petit tour.. mais bon, j’avais pas envie de me plaindre. Je pensais surtout à ce qui se passerait par la suite, si elles arriveraient bientôt.. ou pas. 

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