Part 2 : l’accouchement en catastrophe.

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Le dimanche 27 Mai, jour de la fête des mamans.. Je me retrouve dans le service des grossesses à hauts risques. Après une nuit blanche, je ne pense qu’à me reposer. Mais non, non, non…

Au lieu de ça, je vois défiler un nombre incalculable de médecins : des gynécologues/obstétriciens. des psychologue, des sages femmes, des auxiliaires, des pédiatres, anesthésistes etc etc ..

Le bilan, une de mes poches est bien fissurée, mais le bébé (donc Charlize) a encore suffisamment de liquide. Pas d’infections à signaler, les monitos sont bons, elles petent la forme même. Cet « incident » n’a donc aucune répercussion sur elles pour le moment.

L’objectif : garder les filles bien au chaud le plus longtemps possible. Encore 4 semaines se serait top! (Au fond de moi… je savais que ça n’arriverait pas..) (d’ailleurs, une de mes cousine, m’a rappeler que je lui avais dis la semaine qui a précédé la naissance des filles, qu’elles naîtraient « mercredi prochain »… allez comprendre pourquoi j’ai dis ça…) Ce jour là, on a décidé de faire venir Nora, j’avais le cœur tellement lourd.. tiraillée entre le besoin, l’envie de la voir et la crainte de lui faire peur, qu’elle angoisse. Le résultat fut mitigé, elle a été très heureuse de m’amener mes cadeaux pour la fête des mamans, elle était à l’aise avec moi et dans ma chambre, même si les débuts étaient timides. Mais alors par contre……. dire au revoir.. un déchirement. Déjà elle pleurait d’une façon que je n’avais jamais vu, et puis je l’entendais dans le couloir crier « maman ».. c’était horrible. Je ne pleure pas facilement, mais là pour le coup, j’ai pleuré à torrent. J’étais inconsolable! (Il faut savoir que Nora et moi, nous ne nous étions jamais séparées. Pas plus de 48h et cela seulement 2 fois en 2 ans 1/2… donc oui, très dure épreuve pour chacune d’entre nous). Je snifais son haut de pyjama, qui est devenu mon doudou durant tout mon séjour à l’hôpital.


Lundi et mardi sont passé sans grandes évolutions. Les copines, la famille sont venus me rendre visite à plusieurs reprises. Je m’installais pour un moment.. j’avais donc décidé d’être à l’aise dans cette chambre, qui était plutôt pas trop mal pour une chambre d’hôpital. Mais je trouvais le temps long. Il arrêtait pas de pleuvoir en plus.. et j’étais clouée au lit! Les jumelles étaient toujours en forme, de bons monitoring, bonnes Échographies.

Le mardi, j’ai demandé à ce que mon mari et moi visitions les services de réanimation et de Neonat. Personnellement, J’avais besoin de voir.. de connaître surtout. De me projeter au cas où… Je suis comme ça moi, je n’aime pas l’inconnu, j’aime prévoir et tout savoir. Ça me rassure! Je me revois dire au personnel de surtout ne rien me cacher, de ne pas me prendre pour quelqu’un qui comprend rien.. 

Mercredi 30 Mai. 28SA+5 jours.

La journée commençait bien, enfin normalement quoi. Sauf vers midi, le monito était un peu moins bien, et je sais pas, je sentais Charlize moins active que d’ordinaire. J’avais Une échographie de planifiée à 14:15. Mon mari était donc en chemin avec Nora que je n’avais pas revue depuis le dimanche, ils prenaient la route pour l’hôpital. Je suis donc allée à mon rdv, je ressentais déjà quelque chose de bizarre. J’ai pas trop de mots pour expliquer ça, l’instinct maternel peut être?

Pendant l’écho, les mesures des filles sont bonnes, elles sont actives.. tout à l’air bien. Sauf que moi, je ressens à nouveau cette douleur de règle mais cette fois dans le bas ventre. Ça tiraille un peu. Je me dis que ça doit être un ligament.. On me remonte dans ma chambre. Il est 15:15, Je m’installe dans mon lit.. mais je sent que ça va pas l’faire!

J’appelle la sage femme. J’explique mes douleurs, elle me repose un monito pour contrôler les battements des petits cœurs des jumelles qui sont plutôt corrects. MAIS on observe des contractions régulières et rapprochées… toutes les 3 minutes !!!!!

Et très vite, une douleur atroce, qui me déchire la vessie et les reins me rendent folle hystérique!!! La sage femme se décide enfin à contrôler mon col, qui est dilaté à 3cm. 

Là, c’est bon.. pas besoin de dessin..

« Madame, vous avez compris ce qui se passe? » euh oui oui.. je vais accouché!

C’est bien ça! 

J’envoie un message à mon mari en catastrophe pour lui dire de ne pas venir avec Nora parce que je suis en travail et qu’elle ne doit pas me voir comme ça.

Il était à mi chemin.. donc demi tour et puis il reviendrait pour moi. En sachant qu’il faut 40 minutes pour faire un aller maison/hôpital. 


On me transfère dans une salle de naissance. La numéro 3! On me prépare à accoucher par voie basse parce que pour l’instant les filles sont stables. 

J’hurle toujours de douleur.. ça fait 1 heure 1/2que j’hurle a la mort… l’anesthésiste n’est toujours pas là! PUTAIN MAIS IL FOU QUOI CE CON!!!!!! les contractions sont toutes les 60 secondes et durent plus de 30 secondes à chaque fois… en une heure je suis passée de 3cm à 8cm!!!!! Vous imaginer ma douleur là???? Je vous jure.. un martyr, pas le temps de récupérer que ça reprenait de plus bel.

Mon mari a fini par arrivé juste après qu’on m’ai posé la péridurale!!! depuis quelques minutes, je m’etais mise à trembler comme pas possible, 40 de fièvre, les dents qui claquent.. J’ai vu le personnel autour de moi changer d’expressions… et j’ai entendu la gynécologue dire, elle fait une septicémie, (infection du sang) faut l’emmener au bloc, sans compter que les filles avaient leurs cœurs qui ralentissaient fortement.

Donc on m’annonce que j’ai droit à la fameuse et tant redoutée césarienne. Franchement, au point où j’en étais.. je n’en avais plus rien à cirer! Je voulais Juste qu’on sauve mes bébés. 


Depuis le début de la grossesse je me préparais à la césarienne. Je n’avais pas envie… mais au moins se serait rapide pour les filles et moins traumatisant pour leur petits corps. 

Sur la table d’opération, j’en petais pas large.. je tremblais toujours, ça me faisait balbutier.. au delà de ce léger désagrément.. j’étais dans mes pensées, je n’allais pas les voir. Je n’allais pas les serrer dans mes bras. Tout allait vite. 

Mon mari était à mon chevet, il me tenait la main et me caressait la tête. Sa présence m’a beaucoup aider à avancer. Ça devait être aussi traumatisant de son point de vue, il devait probablement se sentir impuissant. 


J’entendais les médecins discuter.. je les ai entendu dire que ma vessie avait pris cher.. très agréable quand t’as les entrailles ouvertes sur une table!!!! Après, c’est clair que j’ai eu les contractions dans le bas ventre et le dos.. je sentais ma vessie se faire massacrée à chaque contraction.. 

Autrement, si ça peut en rassurer plus d’une.. on ne sent rien.. si je ne les avait pas entendu parler. je n’aurais pas su qu’on m’avait ouvert le ventre.

La sage femme est venue me dire que Charlize était sortie, qu’elle allait bien, mais je ne l’avais pas entendue crier… ils sont partis avec elle pour lui prodiguer les premiers soins. Ensuite c’était le tour d’April. 2 minutes après sa sœur, à 18:18. Pareil.. je ne l’ai pas entendue pleurer, ni vue, ni rien. 

Mon mari les a rejoint dans une salle, je suis passée les voir avant de descendre en salle de réveil. Elles étaient chacune sur une table chauffante, dans un sac plastique transparent, qui permet que leur température corporelle ne chute pas.

Elles avaient un petit bonnet blanc.. elles étaient si maigres. Charlize n’avait que la peau sur ses os, elle faisait 1kg280 et April était gonflée de partout, de l’œdème de partout, elle pesait 1kg380.

Je pleurais, de joie mais aussi de douleur.. faire face à ses enfants aussi petits, fragiles, tout rose, qu’on ose à peine toucher ou regarder. J’avais l’impression d’être dans une autre dimension, des câbles de partout, cette lumière blanche et bleue. Cette ambiance, l’odeur, le froid. On se serait cru dans un vaisseau spacial, comme dans les films. Sauf que c’était la réalité. 

A ce moment là, j’ai peur! Je me dis mais comment elles vont s’en sortir? Comment?

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L’arrivée de nos Twins Part 1

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Je ne vous ai jamais raconté l’arrivée de nos jumelles dans notre monde. J’ai enfin la force et suffisamment de recul pour trouver les bons mots. Ce qui suit est donc le début du récit comptant les dernières heures de ma grossesse jusqu’à l’arrivée de nos jumelles dans notre foyer, en passant par l’accouchement, les services de la réanimation et de la Neonat. Mes états d’âme, mes joies, mes peines.

Après les craintes, les peurs : le bonheur. 

J’ai été hospitalisée dans la nuit du samedi au dimanche 27 Mai, à cause de la rupture de la poche de Charlize. 

(Nos filles avaient chacune leur poche, mais partageait le même placenta, ce qui détermine si se sont de vrais ou faux jumeaux, un placenta = un ovule, sauf que dans mon cas, cet ovule s’est divisé en deux, il s’agissait donc d’une grossesse mono choriale, bi-amniotique.)

Cette soirée du 26 Mai, était très banale, jusqu’à ce que j’aille me coucher. 

Mon mari était parti en soirée, fêter des anniversaires avec notre bande de copains. Je n’ai pas osé lui dire de rester à la maison, mais mon instinct me disait que ce n’était pas le moment de sortir. J’ai fermé les yeux sur ce que je pouvais ressentir en me persuadant que tout ça c’était dans ma tête.

En m’allongeant, j’ai ressenti quelques douleurs, des crampes comme celles des règles dans le bas du dos. Pas très violentes mais suffisamment pour m’empêcher de m’endormir facilement. 

J’ai fini par m’endormir. 

Sur les coups de 1:30 du matin, je me suis réveillée comme d’habitude pour ma première pause pipi de la nuit. (J’étais réglée comme une horloge) J’ai regardé à côté de moi, mon mari n’était pas encore rentrer de sa soirée. 

En m’asseyant sur le rebord du lit, après je ne sais pas combien de tentatives pour réussir à m’assoir… j’ai senti que mon protège slip était mouillé. J’ai donc couru aux toilettes, vérifier l’intérieur de ma culotte.. c’était rouge vif, et mouillé comme de l’eau. 

J’ai tout de suite compris et j’ai soupiré. 

Pas de crise de panique. 

Je suis retournée m’assoir sur le rebord de mon lit, j’ai appelé mon mari en gardant mon sang froid pour ne pas l’inquiéter, surtout qu’il me répondait au volant de sa voiture… il a évidement tout de suite compris qu’il y avait un problème vu que j’appelais en pleine nuit. Je lui ai donc expliquer la situation, il m’a répondu « j’arrive, je suis au niveau de Saint Gilles, je trace ». J’ai à peine eu le temps de lui dire je t’aime qu’il avait déjà raccroché… 

J’ai donc réfléchi, qu’est-ce qu’il me faut?

  • mon dossier médical 
  • Mon chargeur
  • Ma bouteille d’eau

j’ai enfiler mes espadrilles, un soutif, et je suis descendue au Rez de chaussé.

A l’époque nous vivions chez mes beaux parents, (nous revenions des USA, et n’avions pas encore trouver de logement) j’ai donc dû aller les réveiller..

J’ai frappé à leur porte, c’est mon beau père qui a répondu « oui?! » – j’ai raconté en quelques mots ce qui m’arrivais, et j’ai vu ma belle mère sortir de son lit en un éclair pour se retrouver face à moi, me tenant les épaules pour me rassurer, mais je lisais son inquiétude dans son regard, depuis cette nuit là et pendant longtemps, je percevais toujours l’inquiétude et l’inconfort des gens dans leurs yeux. 

Je me suis assise sur une chaise de la salle à manger à attendre l’arrivée de mon mari, ce ne fut pas long, peut être 5 minutes, tellement il avait « tracé » sa route, mais se fut les premières 5 minutes les plus longues de toute ma vie. Je dis les premières, parce qu’il y en a eu un paquet de longs moments d’attente par la suite.. Et pourtant j’avais déjà eu des grosses frayeurs pendant cette grossesse mais là…

J’ai le temps de penser à notre fille aînée, Nora, qui ne va pas me retrouver dans notre lit ce dimanche matin, qui va probablement très vite comprendre qu’il se passe quelque chose d’anormal. J’ai mal au coeur, mais comme pour mon opération à Necker deux mois plus tôt, je DOIS partir. 

Mon mari a franchi la porte d’entrée à vive allure.. Nous sommes parti aussi vite qu’il est arrivé, il m’a installé dans la voiture, direction l’hôpital où j’étais suivie pendant ma grossesse. Cet hôpital n’étant pas un hôpital de type 3, pouvant accueillir les grands prématurés, j’y suis restée que 3 heures. A partir de ce moment là, je n’ai plus jamais entendu parler de ma gynécologue, jamais elle a daigné prendre de mes nouvelles, alors que j’ai appelé plusieurs fois son service pour lui annoncer nos mésaventures les jours qui ont suivi mon début d’hospitalisation.

[très chère docteur Sophie Fromentin, de l’hôpital La Sagesse à Rennes, si vous venez un jour à lire ces quelques lignes, veuillez recevoir mes plus immondes salutations, Bien cordialement.]

Le personnel qui m’a accueilli à La Sagesse s’est très bien occupé de moi, ils m’ont rassurée et ont bien pris le temps de m’expliquer tout comme il faut.

Ils ont organisé mon transfert vers le CHU de Rennes dans le service « Grossesse à Hauts Risques ».

J’ai donc eu le droit à un petit tour en ambulance. Pas très Confo ce petit tour.. mais bon, j’avais pas envie de me plaindre. Je pensais surtout à ce qui se passerait par la suite, si elles arriveraient bientôt.. ou pas. 

Le Retour

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Je viens tout juste de récupérer mon mac. Mon gentil mari me l’a formaté pour qu’il ne rame plus.. Il mettait pas loin de 10 minutes à se lancer au démarrage. Enfin bref..
Cela fait plusieurs semaines que cela me démange de venir écrire un p’tit billet ici. Le soucis qui me taraude, c’est que je ne sais pas par quel bout commencer mon récit.. J’ai tellement à raconter que je pourrai en écrire un livre. (D’ailleurs mes amies me disent que je devrais écrire un livre sur ma vie lol, tellement elle est « particulière »).
Je vais essayé de faire court pour pas vous perdre trop vite à la lecture de l’article..

Alors, déjà, commençons par le plus simple.. Si vous ne me suivez pas sur les réseaux sociaux, vous ne devez pas savoir que je suis rentrée définitivement en France depuis le début du mois de Février.
Plusieurs facteurs ont fait qu’il était temps pour nous de s’arrêter là dans cette folle aventure à Philadelphie :
D’abord, depuis plusieurs mois, nous nous demandions comment nous allions nous en sortir financièrement là bas. Notre niveau de vie n’égalait pas ce que nous aurions pu avoir en France. Situation économique et régime du pays oblige, la vie aux USA a un prix. Au delà de ça, j’avais beaucoup de mal à m’épanouir personnellement, et ça je ne m’en suis jamais caché. J’ai adoré la vie américaine, la culture, les découvertes etc.. mais je me sentais très seule, mon mari était trop souvent au boulot, et quand il était à la maison, il ramenait son boulot avec lui.. Pas le top quoi! Nous avons à plusieurs reprises, eu peut pour notre vie de couple et donc notre vie de famille. Nous n’arrivions pas à trouver un juste milieu qui nous aurait convenu à tout les trois.
La famille et les amis me manquait beaucoup trop.
Ma vie de maman était pleine, ça c’est incontestable, et je ne regrette absolument rien, et je remercie mon mari de tout mon coeur de m’avoir permis d’élever ma fille durant tout ce temps. C’est un cadeau qui n’est pas offert à toutes les mamans, je mesure la chance que j’ai eu et je lui en serai éternellement reconnaissante!
〈Par contre, je soutien formellement, qu’être maman au foyer c’est un métier, qu’il faut faire beaucoup de travail sur soi, parce que malgré le bonheur et la fierté que cela peut vous procurer, une mère au foyer se sacrifie beaucoup, qu’on ne me sorte pas que j’étais tranquille à la maison à faire la touriste parce que c’est pas la réalité mes cocos… voilà, c’était mon petit coup de gueule !!!〉

A cette époque, nous étions donc le cul entre deux chaises, l’envie de rentrer en France pour nous offrir un équilibre familial, social et professionnel à tout les deux. OU, rester à Philadelphie, galérer encore plusieurs années pour peut être s’offrir notre « rêve américain » mais cela voulais dire pour moi… de déprimer encore plusieurs années.. (parce que oui, j’en ai fais une grosse dépression de vivre dans cette situation, les seuls moments où j’étais heureuse étaient les moments en famille, pendant les vacances de mon mari, les weekends et les moments entre amis venus en visite depuis l’Europe )
J’avais en quelque sorte la lourde responsabilité de dire « on continue ou on arrête tout ». Bien sure nous étions à deux à décider mais mon mari se plaisait bien là bas, pour lui rentrer en France ou rester aux USA c’était plus ou moins pareil du moment qu’on restait une famille. On attendait aussi de voir comment il allait pouvoir négocier son nouveau contrat de travail etc.. DONC, les mois ont passé.. et je n’arrivais pas à me décider… On vivait dans l’incertitude la plus totale, et l’ambiance devenait de plus en plus difficile à supporter. Je suis certaine que plein d’expatriés qui sont en train de me lire là se reconnaissent dans la plupart de mes mots. Courage si c’est le cas.. sachez qu’au bout d’un moment, les choses deviennent plus claires.

Puis finalement, ce qui a fait tout basculer pour un retour en France…, (et je vous dis pas quel retour!!!… lol) c’est qu’après près de 8 mois d’essai pour bébé 2, je suis finalement tombée enceinte. Je n’y croyais plus, après avoir vécu échec sur échec.. enfin! Un deuxième bébé au programme! Début Décembre le test de grossesse était positif!! Que du bonheur pour nous! (En plus de ça, j’ai pu réaliser un petit rêve un peu cliché.. qui était de l’annoncer à nos proches à Noël … magical!) Tout le monde était content. Sauf que cette grossesse démarrait « mal » parce que j’en étais très malade.. des nausées insuportables, des malaises sans cesse.. vraiment un début de grossesse difficile, j’ai perdu du sang à plusieurs reprises.. donc l’idée que je fasse à nouveau une fausse couche me hantais. J’avais beaucoup de mal a me projeter pour la suite..
A la mi-janvier, le 13 Janvier exactement, suite à de nouvelles pertes de sang, on s’est rendu aux urgences pour une consultation de contrôle. Cette soirée restera gravée à vie dans mon coeur. Mon dieu.. si on s’attendait à une telle nouvelle..
J’ai été prise en charge très rapidement, même si le temps m’a paru super long sur le moment… Une radiologue m’a donc fait une échographie, j’étais à 6 semaines de grossesse à peu près. J’étais allongée sur le lit, je l’observais fixer l’écran, quant son front s’est plissé.. là pour moi, c’était très clair. J’ai regardé le plafond, et dans ma tête, je m’étais déjà préparer à son annonce, pour moi, elle allait me le dire, il n’y avait pas d’autres alternatives possibles, elle allait nous annoncer que nous venions de perdre notre bébé, que j’étais en train de faire à nouveau, une fausse couche.
SAUF que NON! Elle s’est redressée et a dit à haute voix, en s’adressant à moi qui était loin dans mes pensées.. « DO YOU HAVE A TWIN? »- entendez « AVEZ-VOUS UN JUMEAU? »
ALORS LA !!!!!! J’ai cessé de regarder mon plafond pourri, j’ai relevé ma tête et l’ai regardé en lui disant avec une intonation des plus spontanée « WHAAAAAAT??? »(QUOI?)
J’ai regardé mon mari, qui lui aussi été très étonné de sa question, je lui ai dis, et je m’en souviens comme si ça se passait encore à l’instant : « Qu’est ce qu’elle raconte celle là?! »
Nous lui disons donc que Non, ni mon mari, ni moi même n’ont de jumeaux.
Voyant notre « détresse » mdr, elle nous dit qu’elle est nulle en échographie, qu’elle souhaiterait faire appel à une collègue à elle.. OKKKK.. chelou.. mais OK. faites dont!
Quelques minutes plus tard, elle est revenue avec sa collègue, qui au premier coup d’oeil sur l’écran lui dit : « Bah si, y’a deux coeur qui battent et deux embryons, tu les vois bien quand même là.. »
Elle nous félicite donc, en nous annonçant que nous allions être parents de jumeaux.
« CONGRATULATIONS, You’re having TWINS »

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Là… euh.. moi entre rires et pleurs je savais plus quoi faire lol
On a pas arrêté de se regarder et de se dire « PUTAIN!!!!!! DES JUMEAUX!!!!!!!! »
Les petites pertes de sang que j’avais depuis le début de grossesse c’était en fait mon utérus qui saignait parce qu’il y avait deux bébés d’implanter… Les bébés se portaient très bien. C’est un peu plus tard que nous avons appris qu’il s’agissait de vrais jumeaux. Identical Twins en anglais. Deux copies conformes quoi!

Je vous avoue que j’ai mis plusieurs semaines, ça se compte même en mois à me remettre de cette annonce. Ça a chamboulé tout nos plans. J’étais (et je suis encore aujourd’hui, mais un peu moins..) anxieuse. Mon corps allait être déchirer par cette grossesse. J’avais pas prévu ça pour moi. Je n’y avais même jamais songé! Tout les risques qui mette une grossesse gémellaire en péril sont impressionnants, ce qui m’a empêcher de me projeter. J’étais vraiment très réserver sur le sujet, j’en parlais peu. J’étais crue dans mes mots, absolument pas prête à en avoir deux d’un coup!

Alors voilà… la question de rester vivre aux USA ne se posait plus! Impossible d’élever 3 enfants dans notre situation, encore moins de rester seule à la maison avec mes 3 enfants, j’allais finir à l’asile.. lol 3 enfants en crèche, cela voulait dire, donner tout le salaire de mon mari à la crèche. Techniquement impossible donc.
Cette nouvelle, nous a fait franchir une étape de plus dans notre vie, il était temps pour nous de rentrer en France.
Trois semaines après la mi-janvier, je suis rentrée en France avec notre fille. Je devais rentrer a temps pour pouvoir déclarer ma grossesse avant la fin du premier trimestre aux différents organismes de santé. (avant la 14ème semaine) et n’étant plus couverte par la sécurité sociale en France, il fallait vraiment que je rentre au plus vite pour commencer les démarches administratives (cela fera l’objet d’un autre article… car à ce jour je n’en bénéficie toujours pas.. c’est la mer noire quoi –‘ )

Vous vous demandez sans doute, pourquoi avoir voulu un deuxième enfant alors qu’on était en galère? Donc au delà du désir profond d’avoir un deuxième bébé..et du désir que nos enfants soient rapprochés … Voici ce qui c’est passé : après la fausse couche que j’ai faites en Mars 2017, grossesse non planifiée, je n’avais qu’une obsession c’était de tomber à nouveau enceinte, en quelque sorte pour me guérir de la perte de ce bébé qui nous avait surpris! Voyant au fil des mois que nos essais n’étaient pas concluants.. ça me paniquait encore plus. J’ai donc consulté ma gynéco qui m’a fait passé une batterie d’examens pour savoir d’où pouvait venir le problème. Résultats : ma thyroïde était détraquée! La thyroïde étant un organe qui régule les hormones du corps… cela expliquait beaucoup de chose dont entre autre, mon incapacité à procréer! Les médecins m’ont donc préconisé de continuer nos essais sans se mettre la pression car le challenge de tomber enceinte avec une hyperthyroïdie est difficile à atteindre. Ils m’ont clairement fait comprendre que je mettrai du temps, des mois voire des années avant qu’un œuf ne s’accroche.. Dure à encaisser pour quelqu’un qui désirait tant ce bébé. Puis au départ, nous devions resté aux usa. C’est après plusieurs mois d’essais, vers la fin de l’été que j’ai commencé à douter. Comme on devait rester vivre la bas, que de toute façon nous n’avions pas les moyens de mettre nora en crèche qu’il nous fallait attendre qu’elle aille à l’école, on s’est dit, quitte à ce que je reste à la maison, autant avoir le deuxième maintenant, pour ne pas avoir à rester 10 ans femme au foyer! (L’école en Pennsylvanie commence à 4 ou 5 ans…) Voilà, ce qui était évident pour nous ne l’était et ne l’est peut-être toujours pas pour vous.. mais se sont nos choix de vie.

Peut être repartirons-nous plus tard en expatriation, aux USA ou ailleurs, nous ne sommes à l’abri de rien, l’avenir nous le dira.
Pour l’instant à part nos péripéties avec les administrations françaises, nous ne regrettons pas d’être rentrés, même si objectivement, je ne peux pas encore jugé si c’était la bonne décision. Je suis assignée à résidence parce que j’ai subi de graves complications il y a deux mois, heureusement, aujourd’hui et jusqu’à l’accouchement je l’espère, tout va mieux.

Suite au prochain épisode!

Shenandoah National Park

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Check! Nous pouvons ajouté un nouveau National Park américain sur notre liste de voyage! Nous avons la visite d’un couple d’amis français en ce moment. Pour leur montrer un peu du pays on en a profité pour les emmener visiter le Shenandoah N.P.
On en a pris plein les mirettes, c’était magique. Tout aussi majestueux que les précédents parcs nationaux que nous avons eu la chance de visiter.

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Les points de vues sont à couper le souffle! C’est la pleine saison automnale, les couleurs rendent le panorama encore plus exceptionnel. Le gros plus, non négligeable que l’on a tous apprécié.. : l’absence de touristes en masse! Qu’est ce que c’est agréable!
On a pu observer la faune paisiblement (on a vu des petits oursons <3), franchement c’est un parc qui n’est pas très connu, mais je ne comprends pas pourquoi.. parce qu’il est vraiment superbe. Il se situe à +ou- 4 heures de route de Philadelphie au Sud Ouest de Washington DC dans l’Etat de Virginie. Nous avons parcouru pas loin de 350 KM au travers de 4 états différents. (Pennsylvanie, Delaware, Maryland, Virginie)
C’est une chaine de montagne (surnommé « The blue mountains ».. vous comprendrez pourquoi en visionnant les photos) dont le plus haut point culmine à 1235m. Nous n’avons parcouru qu’1 tiers du parc il y a tellement de choses à voir, il faut compter au moins 2 ou 3 jours pour tout voir « brièvement ». Il y a des grottes, des petites cascades, un bon nombre de trails.. Tout ce qu’il faut pour profiter de la beauté de la nature et se détendre du stresse ambiant des grandes villes!
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Notre poupée à été adorable toute la journée, elle est vraiment faite pour le voyage.. Une vraie Roadie, trop fier d’elle!
Je vous recommande vivement le parc.. au cas où vous n’auriez pas compris lol